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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 16:02

Le 5 octobre 2010, Jean-Claude Lefort a rendu visite

à Salah Hamouri dans la prison de Gilboa.

Son récit de cette rencontre.

anni salah-copie-1

 

Gilboa. 5 octobre. 11heures. C’est la quatrième fois que je rends visite à Salah Hamouri, dont trois ans dans sa lugubre prison de Gilboa, située au nord d’Israël. On longe un long mur gris. Une première prison où se trouvent 600 prisonniers puis la « sienne », attenante, avec 800 autres détenus, des Palestiniens mais aussi 8 Syriens du plateau du Golan annexé. Au bout de ce long mur, l’entrée. Toujours le même rituel.

Après avoir passé une lourde porte métallique verte on décline son identité. Dépose de ses papiers d’identité auprès du gardien qui se tient à droite, derrière une grille. Des échanges entre le personnel pénitencier par talkies-walkies. On ne déchiffre qu’un seul mot « sarfati », c'est-à-dire « Français » en hébreu. Conciliabules. Le feu vert est donné. On passe alors sous le détecteur électronique. Mon paquet de cigarettes intrigue. On le regarde avec minutie. Dehors, dedans.

 

C’est bon. Rien à signaler d’anormal.

 

Une seconde porte verte, tout aussi lourde, s’ouvre. Un autre gardien attend. On est dans le patio réservé au personnel, des hommes et des femmes. M’accompagne pour cette visite un des premiers Conseillers de l’Ambassadeur de France à Tel-Aviv. On nous conduit à gauche vers un haut grillage. Il y a une porte au milieu. Il l’ouvre. Cliquetis de la serrure. On passe un couloir d’un mètre de large sur une bonne trentaine de mètres de long. La porte se referme sur nous. On nous installe dans une pièce étroite dans laquelle il y a quelques chaises avec de rabats en bois pour écrire. On s’assied et on attend Salah. Un gardien assis face à nous.

 

Salah arrive du fond de ce couloir dans lequel nous sommes entrés. Il est 11h15.

 

Nous nous embrassons chaleureusement. Plusieurs fois. Je pense à ses parents qui ne peuvent pas le faire. Tapes vigoureuses dans le dos. Sourires. Je le trouve amaigri. Il s’assied et sort un petit calepin du fond d’une poche de sa tenue marron foncé.

 

Il me dit qu’il a écrit ce qu’il va me dire mais après avoir écouté les autres prisonniers qui connaissent l’existence de cette rencontre.

 

Ces prisonniers, nous dit Salah, sont de toutes les tendances politiques. Ils se retrouvent ensemble chaque jour. Deux fois. Une fois le matin avant midi. L’autre fois avant 17 heures. Environ quatre heures par jour.

Et on verra, à lire ce qui suit, à quel point, d’une part, les prisonniers sont très informés, et combien, d’autre part, leurs analyses convergent indépendamment de leur appartenance politique.

Salah, qui parle donc au nom de ses camarades d’infortune, tient à évoquer devant nous plusieurs points dûment notés sur son petit calepin.

Tout d’abord il veut évoquer l’attitude américaine. Il considère, je veux dire « ils considèrent », que les Américains ne bougent sur le sujet du Proche-Orient que dans deux cas. Ou bien quand une guerre se prépare comme au moment de l’Iraq. Ou bien quand ils estiment que leurs intérêts sont menacés au point de créer des problèmes sérieux pour eux en interne. Dans le cas présent c’est la seconde hypothèse qui est retenue.

L’aventure en Afghanistan, en particulier, pose de sérieux problèmes politiques intérieurs. D’où leur volonté de voir les factions afghanes discuter entre elles en incluant les Talibans. Ou encore leurs initiatives concernant le Proche-Orient dès lors que celui-ci constitue à leurs yeux un nœud ou un enjeu majeur d’où découlent des difficultés qu’ils rencontrent par ailleurs. Si les Américains font certaines pressions s’agissant du conflit israélo-palestinien, c’est en raison de cela.

 

Il en vient ensuite à la situation palestinienne. Et à l’attitude de l’Autorité. D’une phrase il caractérise la situation : Abou Mazen gère la crise mais pas la solution…

 

Les Israéliens ont déjà dessiné les frontières de leur Etat : la colonisation de Jérusalem-Est, l’occupation de la Vallée du Jourdain, aucun retrait, au contraire, n’est en vue, les colonies avancent sans cesse. Israël est ainsi devenu ainsi la seule fenêtre pour notre économie. Tout ce qui se produit légitimise finalement les colonies et l’occupation. Aucun signe contraire ne vient contrarier ce mouvement, pas même évidemment la lettre « éventée » d’Obama où est acceptée la colonisation de la vallée du Jourdain. Dans ces conditions Abou Mazen « est trop faible » pour négocier de manière utile. Il « gère » la donne actuelle, il ne dégage pas l’avenir…

Un autre exemple qui le confirme constitue son attitude (à Abou Mazen), son comportement vis-à-vis de la question des prisonniers.

 

« Il y a 8.000 prisonniers palestiniens qui sont suspendus en l’air sans connaître leur destin. On ne parle pas d’eux. Jamais. Or on n’a jamais vu une négociation menée en vue de la libération nationale qui n’évoque pas la question des prisonniers de manière récurrente. Or, ici, c’est le cas : on n’existe pas. Ah certes, on dit, à Ramallah, qu’on va doubler notre « solde ». On essaie d’acheter notre destin, réduits au silence. De nous calmer. Cela n’a aucun sens pour nous. On ne veut pas d’argent mais notre libération qui n’est visiblement pas une priorité du tout. On est ignoré… Alors quoi : quelles négociations ? »


Salah aborde un quatrième point. Il a tout écrit minutieusement. De temps en temps le gardien va se dégourdir les jambes, d’autant plus qu’il ne comprend pas un mot de « sarfati ». Salah parle de l’insensée exigence des Israéliens de vouloir imposer aux Palestiniens l’acceptation d’un « Etat juif ». Avec ses amis, il pense que de la sorte les Israéliens veulent purement et simplement se débarrasser des 1.500.000 Palestiniens qui vivent en Israël en les transférant et qu’ils veulent, par là même, tuer le principe du « droit au retour ».

 

Il parle de l’eau, confisquée par Israël et que les Palestiniens doivent acheter alors qu’elle leur appartient. Il parle de Jérusalem et de la colonisation accélérée de la ville pourtant considérée comme la « capitale des deux Etats », ceci dans l’indifférence - autre que verbale - de la communauté internationale.

 

Après ce « tableau » de la situation, il convient, dit-il, de trouver une solution.

 

Il dit que le pire serait de vivre dans l’illusion que quelqu’un apportera la paix en Palestine. On parle de construire un Etat viable mais c’est quoi aujourd’hui ? « C’est comme si nous étions dans une salle d’urgence avec pleins de tuyaux dans les bras et tout le corps avec comme seule possibilité : celle de respirer ».

Les gens en ont marre, dit-il avec force. Cela peut exploser on ne sait comment. Il nous faut donc remplir un certain nombre de conditions. Nous devons réaliser impérativement l’unité inter palestinienne, insiste-t-il avec force.

C’est possible, assure-t-il. Les « Accords du Caire » de 2005 en offrent la possibilité acceptable pour tous les partis politiques.

 

Il nous faut aussi un programme et une stratégie populaire et établir des étapes. Trancher une bonne fois la question de la lutte armée ou de la lutte pacifique. Bref, nous doter d’une stratégie à nous.

 

Il me parle après des conditions de vie en prison. « On en a déjà parlé l’autre fois » se souvient-il parfaitement.

Il en a parlé aussi avec Monique Cerisier Ben-Guigua quand notre amie sénatrice est venue le voir en prison.

Il ne reçoit toujours pas de livres. Aucun prisonnier n’en reçoit. Je lui ai amené trois livres de la part de sa famille. Un gardien les a pris pour les consulter. Je ne sais s’ils passeront. Quant au courrier il lui arrive bien. Je lui dis que j’ai remarqué que quand des amis lui écrivent et qu’ils mettent leurs adresses au dos, ces lettres reviennent systématiquement en France.

 

Il me redit avec insistance à la fois ses remerciements à tous pour ces lettres envoyées auxquelles il ne peut pas répondre malheureusement et combien ce sont pour lui des « rayons de soleil »qui percent les murs de sa prison. Je lui dis que le soir même de ce 5 octobre il sera fait « Citoyen d’honneur de la commune de Beaumont ».

Il sourit et remercie encore et encore tous les solidaires, autant de signes qu’il transmet à ses camarades de prison.

Etant allé dans le plateau du Golan, je lui dis de transmettre les salutations d’un ami syrien rencontré sur place. Il y a 8 Syriens, du plateau, dans la prison.

 

Nous parlons de l’avenir. De sa sortie pour laquelle nous luttons sans cesse. Il le sait et nous remercie. Avec un sourire il dit que « déjà je n’étais pas dans l’agenda de Nicolas Sarkozy, alors, avec tout ce qui se passe en France, je dois l’être encore moins. Il a beaucoup à faire aujourd’hui, non ?»


« Si je sors en novembre 2011, sans aucune remise de peine, je passerai un mois à Jérusalem pour revoir mes amis et rester avec ma famille. Je viendrai vite en France après ». Et les études ? « Je ne peux plus les poursuivre. 7 ans de prison et ensuite 4 ou 5 ans en plus à faire supporter à mes parents, non… J’ai un frère et une sœur dont mes parents doivent s’occuper. Je ne veux pas leur faire supporter plus. Alors je chercherai un travail, sans aucun doute ».


On parle de sa vie, à lui, en prison. Il ne parle jamais de lui. Jamais.

 

Il est en confiance et me dit : « A Ramallah on nous présente comme des héros mais je ne suis pas un héros. J’ai mes peines, des moments difficiles, oui, je ne le cache pas. J’ai des joies également. Je suis un être humain. Tout simplement. Un être humain. »


On doit se quitter. Il est 12h30. Nous avons pu discuter une heure et quart. On sort dans ce couloir où nos chemins se sépareront une nouvelle fois. Je lui offre une cigarette. Nous fumons ensemble. Un gardien s’approche. Il faut qu’il retourne dans sa prison. On s’embrasse encore et encore. Il part. Nous passons la petite porte. Un regard encore vers lui. Il se retourne justement. Nos yeux se croisent. On se sourit. Je lève la main en sa direction…

 

Je lui lance : « A bientôt. Mais dehors, Salah ! »


Jean-Claude Lefort
Le, 19 octobre 2010

Par SH collectif 21 / sec tairi
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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 23:19

 


Salah Hamouri
 

Vendredi 3 septembre 2010

 

Les soussignés, membres du « Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » tiennent aujourd’hui 4 septembre à manifester solennellement leur indignation devant le fait que depuis 2.000 jours un jeune franco-palestinien de 25 ans, le jeune Salah Hamouri, est en prison dans les geôles israéliennes.

Il n’a commis aucun crime ni aucun délit mais malgré cela il a été condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien d’occupation installé en pleine Cisjordanie. De naissance franco-palestinien, il n’est« que » Français de jure du fait de l’occupation israélienne de Jérusalem-Est où il réside le prive de la dimension palestinienne de sa bi-nationalité comme sont privés de toute nationalité les Palestiniens vivant dans cette partie de la ville.

Tandis que les autorités françaises se sont portées « au secours » de tous les Français victimes d’arbitraires à l’étranger, dans le cas présent elles restent particulièrement silencieuses et le Président la république refuse même de recevoir, à la différence notable de tous les autres cas connus, Denise Hamouri, la mère de Salah.

Salah Hamouri est aujourd’hui le seul Français dans le monde à être en prison uniquement pour des raisons politiques, lui qui ne cache pas son refus de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens occupés, inclus Jérusalem-Est.

Si rien n’est fait pour le libérer, entré en prison à l’âge de 20 ans, Salah Hamouri en sortira à l’âge de 27 ans. Ce n’est pas supportable pour lui ni pour ce que doit défendre la France  sans aucune exclusive dans le monde : les droits de l’homme qui sont universels ou ne sont pas.

Le « deux poids, deux mesures » dont est victime Salah Hamouri de la part des autorités française n’a que trop duré.

Nous, soussignés, demandons avec force que celles-ci se mobilisent enfin réellement pour obtenir des autorités israéliennes, comme elles le peuvent, la libération de notre jeune compatriote. C’est la politique qui a mis Salah en prison. C’est la politique, et rien d’autre, qui l’en sortira.

Plus que jamais, en ce 4 septembre 2010, tandis que Salah Hamouri est en prison depuis 2.000 jours alors qu’il devrait être libre nous demandons au Président de la république et au gouvernement d’intervenir fermement pour obtenir la :


Libération de Salah Hamouri !

 

Les premiers signataires 


Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui  (ACCA) -  Alliance for Freedom and Dignity (AFD) -  Américains contre la guerre (AAW) -  Association des Tunisiens en France (ATF) -  Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR)  -  Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) -  Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) -  Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) -  Collectif des Musulmans de France (CMF) -  Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence -  Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) -  Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) -  Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) -  Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) -  Confédération Générale du Travail (CGT) -  Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) -  Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)-  Fédération Syndicale Unitaire (FSU) -  Gauche Unitaire (GU) -  La Courneuve-Palestine -  Le Mouvement de la Paix -  Les Alternatifs -  Les Femmes en noir -  Les Verts -  Ligue des Droits de l’Homme (LDH) -  Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) -  Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) -  Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) -  Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) -  Parti Communiste Français (PCF) -  Parti de Gauche (PG) -  Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) -  Union Juive Française pour la Paix (UJFP) -  Union syndicale Solidaires


Par SH collectif 21 / sec tairi
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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 21:06

Message de M. le Président de la République

à l'occasion

du 24ème anniversaire de Guilad Shalit

 

Cher Noam, Chère Aviva, 

 

Ce soir, à vous et à tous ceux, si nombreux, qui témoignent de cette impressionnante solidarité envers Guilad et sa famille, je veux dire combien je me sens proche de votre engagement et de votre action, alors que Guilad entre dans sa 25ème année.

Le sort inacceptable de ce jeune homme, privé depuis plus de quatre ans de liberté et de contacts avec les siens, nous émeut et nous réunit. 

 Guilad n'est pas un prisonnier de guerre, car les prisonniers de guerre ont des droits. Celui de recevoir la visite d'organisations humanitaires, celui d'échanger du courrier avec leurs proches. Guilad n'a pas ces droits car Guilad -- disons les choses - est un otage. Et c'est cette manière révoltante de traiter un être humain qui suscite notre indignation collective, en Israël, en France et partout dans le monde. 

 Ce cinquième anniversaire que Guilad passe prisonnier doit être le dernier. Des efforts obstinés ont été menés afin d'obtenir sa libération. S'ils n'ont pas encore abouti, soyez certains que jamais nous ne baisserons les bras. Notre action continue. Elle réussira ; Guilad doit pouvoir rentrer chez lui et retrouver les siens sans délai. 

 

Chère Aviva, cher Noam, chers amis, 

 

Votre modestie est à la mesure de votre détermination mais je veux vous dire combien j'admire votre ténacité sobre, digne, exemplaire face à l'inacceptable. 

 Il n'y a de votre part ni accusation, ni haine, ni rejet. Votre combat n'a rien à voir avec l'évidente nécessité de trouver une solution à la question palestinienne -- et nous formons en ce moment de grands espoirs à cet égard - ou à la situation à Gaza. Votre combat, notre combat, est avant tout humanitaire. Parce que la détention, au secret, d'un être humain pendant plus de quatre ans est simplement contraire à tous les principes d'humanité. Tel est votre message, mon message, qui donne au cas de Guilad et à votre action une dimension universelle. J'appelle ceux qui détiennent votre fils à l'entendre et à mettre fin au calvaire d'un homme et de sa famille. 

 

A vous, chers Noam et Aviva, à tous ceux qui vous entourent et qui vous soutiennent, je dis toute mon amitié, toute ma sympathie et toute mon estime pour cette grande démonstration de solidarité. Je veux surtout vous assurer de ma détermination, qui est intacte, pour obtenir la libération de Guilad, pour qu'il revienne enfin, au plus vite, auprès de vous.

 

Nicolas SARKOZY



pour Jean Claude Lefort

Comité local de soutien à Salah Hamouri

 

Par SH collectif 21 / sec tairi
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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 17:50

interrogation.2.JPG

« Dans un pays démocratique,

s’il n’y a pas de preuve,

on doit relâcher un suspect »

 

 

Cette phrase c’est celle des magistrats de la Cour de justice de Petach Tikva (Israël) permettant la libération hier, mercredi 11 août, d’un dénommé Haim Pearlman, un colon israélien extrémiste connu des services et soupçonné d’avoir tué, au couteau, 4 palestiniens et d’avoir tenté d’en tuer 7 autres.

A Jérusalem. Faute de « preuves tangibles », il a été donc libéré hier et est rentré chez lui, sur décision de justice puisque « dans un pays démocratique, s’il n’y a pas de preuve, on doit relâcher un suspect ».

 

Et Salah Hamouri ? Aucune preuve de quel acte que ce soit n’a été rapportée devant le tribunal militaire. Rien.

Il n’a commis aucun délit d’aucune sorte. Et il a été pourtant condamné à 7 ans de prison sur la base d’une simple « intention » supposée et retenue contre lui par le tribunal. Une intention !

Pas un acte, non, une idée non réalisée dans le pire des cas.

 

Et aucune preuve concrète, et pour cause, n’est venue confirmer cette « intention ». Alors on aurait du « le relâcher ». Et il est en prison depuis plus de 5 ans. Et on lui a refusé une remise de peine.

Et que dit, que fait que le Président de la République pour libérer notre compatriote qui, encore une fois, est le plus vieux prisonnier politique français sur cette planète. Que fait-il pour exiger sa libération tandis qu’il est innocent ?

 

Ce nouveau fait confirme que personne ne peut croire que la France considère de manière égale Salah Hamouri et les autres. Il y a discrimination indiscutable.

C’est une honte nationale.

Mais le silence complaisant du Président vis-à-vis des autorités israéliennes de même que son silence méprisant à l’égard de la famille de Salah n’y changeront rien quoi qu’il en pense : les vagues répétées de la mer ont toujours raison des rochers les plus durs. A force ils craquent.

 

Plus que jamais faisons entendre nos voix : alors que cela va faire dans moins d’un mois 2.000 jours que Salahest en prison ce n’est pas le moment de cesser de réclamer justice et d’exiger sa libération immédiate en intervenant auprès du Président en vacances.


Son adresse : M. Mme. Nicolas Sarkozy « Domaine du Cap Nègre » 83980 Le Lavandou.

 

afps@france-palestine.org
www.france-palestine.org

 

Collectif local de soutien pr Salah Hamouri

 

Par SH collectif 21 / sec tairi - Publié dans : courrier
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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 10:37



Comme vous le savez sans doute la municipalité de Dijon avait accordé à l'AFPS21 une salle à la Maison des Associations pour la conférence de Karim LEBHOUR, puis, au dernier moment, l'avait refusée, en raison du sujet traité (Gaza).
La Ligue des Droits de l'Homme de Dijon estime qu'il s'agit là d'une intolérable atteinte à la liberté d'expression, d'une censure.

==============

Section de Dijon


Le président


Monsieur François REBSAMEN

Sénateur-Maire

Mairie de Dijon

BP 1510

21033 DIJON CEDEX

Dijon, le 01 juillet 2010



 

Monsieur le Sénateur-Maire,

 

Le 22 juin dernier, l’association France Palestine Solidarité avait organisé une rencontre avec le journaliste Karim Lebhour, correspondant de la Croix et de RFI en Israël/Palestine depuis 4 ans. La réunion devait se tenir à la Maison des associations avec l’accord des responsables municipaux. Au dernier moment, des responsables de la municipalité de Dijon ont retiré cet accord et obligé les organisateurs à se replier au Foyer des Jeunes Travailleurs (ALIS).

 

 

Cette décision très regrettable nous semble faire émerger deux interrogations.

Une première hypothèse serait que le lieu prévu pour le débat pose problème à la municipalité. Comme si le centre vivace de la vie associative devait être mis hors circuit de tout débat et de toute actualité. La municipalité de Dijon sait parfaitement que la Maison des associations abrite des organisations de toutes tendances, y compris « politiques » et que la coexistence y est parfaitement pacifique. La Maison des associations est un lieu où vivent et se pratiquent la démocratie et la citoyenneté dans leur globalité.

 

Il ne nous est pas apparu que la conférence de Karim LEBHOUR, organisée par l’association France Palestine Solidarité aurait pu être source de désordre. L’idée même en aurait-elle effleuré l’esprit de responsables municipaux ?

Mais c’est peut-être le thème de la conférence, la situation à Gaza, qui a pu « justifier » cette réaction de la municipalité. La situation à Gaza a été, lors de cette conférence, rapportée par un témoin oculaire non partisan installé sur place depuis 4 ans, journaliste à « la Croix » et à R.F.I.

Toute référence à Gaza doit-elle être filtrée au préalable ? Si oui, par quel censeur ?

…/…

Les membres de la LDH s’inquiètent que la liberté démocratique d’expression dans la Maison des associations soit gravement atteinte. Une telle censure à Dijon paraît inimaginable.

Permettez, Monsieur le Sénateur-Maire, à la Ligue des Droits de l’Homme de rappeler au législateur que vous êtes quelques références qui nous semblent fondamentales.

 

D’une part la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 :

« La libre communication des pensées et opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi .»


D’autre part l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales de 1950 :

« Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence de l’autorité publique. »


La section de Dijon, bien que n’étant pas à l’initiative de cette conférence, ne peut ignorer la portée de la décision de la municipalité, d’autant que ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit.

 

La section de Dijon de la Ligue des Droits de l’Homme regrette ce détournement du débat démocratique qui, en l’occurrence, a desservi la cause citoyenne, celle des démocrates palestiniens, celle des démocrates israéliens et celle des démocrates dijonnais. Il serait regrettable qu’un tel positionnement marginalise un peu plus chaque jour les forces de la paix et renforce les partis (et leurs partisans en France) les plus réactionnaires et les plus guerriers, tant en Israël qu’à Gaza.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Sénateur-Maire, à l’assurance de nos salutations républicaines.

 

Jean-Pierre PERTUY

 

Maison des Associations

BP : BB7

2, rue des Corroyeurs. 21000 Dijon

Tél-Fax : 03.80.30.48.54

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ALERTE A TOUS ...ET FAIRE SUIVRE C GRAVE... La commission a refusé la remise de peine de Salah. Salah reste en prison. Il convient de préparer sous toutes les formes possibles les manifestations d’indignation vers l’Elysée. Car si Salah reste en prison la raison est claire: le Président n’a pas fait et voulu faire ce qu’il fallait!

J C LEFORT******************

Coup de fil reçu à 11 heures 15, ce jour. L’audience commencée ce matin vers 8 heures – avec refus par le juge de la présence du Consul adjoint qui se trouve hors la prison – pour examiner demande de remise de peine est toujours en cours à l’heure qu’il est. Nous vous tiendrons informés dès que nous aurons de nouveaux éléments… 26 juillet 11 h 25 J-C Lefort

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Le collectif local de soutien
de Salah Hamouri
sera présent le 5 juin place du Bareuzai, à Dijon l'occasion du sit in mensuel de soutien à Bil'In.
venez nous rejoindre la situation actuelle de Salah est préoccupante  voir derniers articles ...
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09/01/2009
premier sit in en corrélation avec le sit in Bil'In du premier vendredi de chaque mois, place du Bareuzai
21000 Dijon
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22/12/2008
création du Collection de soutien Salah Hamouri 21
rue des Corroyeurs
21000-Dijon
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